June 16, 2021

Le G7, un sommet sous haute surveillance sanitaire

Villages portuaires, plages de sable et falaises vertigineuses. C’est dans cette péninsule de Cornouailles que les chefs d’État des pays du G7 (Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Japon) et invités doivent se réunir du 11 au 13 juin. Du sommet (Australie, Inde, Corée du Sud, Union européenne).

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Si le cadre choisi semble idyllique, d’ailleurs sous un ciel clément, selon la météo, le sommet lui-même promet d’être cauchemardesque pour les journalistes présents sur place. Premier obstacle : trouver un logement dans une région aux capacités hôtelières limitées. Puis, faute de navettes, trouver un moyen de rejoindre le centre de presse situé dans la petite ville de Falmouth, à une quarantaine de kilomètres de l’hôtel où se dérouleront les négociations à Carbis Bay.

Une fois ces aléas résolus, il faut alors se soumettre à un protocole sanitaire surréaliste, détaillé dans un « livret » envoyé à chaque journaliste accrédité. Une procédure à laquelle même les personnes déjà vaccinées ne peuvent espérer échapper. Le guide est clair », le statut vaccinal des personnes ne change en rien la nécessité de se conformer à la réglementation et aux mesures de solidarité en vigueur au Royaume-Uni », donc que le pays s’inquiète d’une recrudescence du nombre de cas de la variante indienne.

Une batterie de tests

Les organisateurs de l’événement formulent donc des consignes sur dix pages. Un minimum de deux mètres de distance entre chaque personne, port du masque obligatoire, limitant le nombre de personnes dans les espaces, comme il est de coutume dans les pays touchés par la pandémie.

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Mais surtout, chaque participant, dûment muni à son arrivée d’un test PCR, devra subir une véritable batterie de tests supplémentaires : un par jour, chaque matin, à réaliser lui-même trente minutes avant de quitter son logement. Qui ne peut être laissé« une fois le résultat négatif saisi ». Une alimentation quotidienne qui a de quoi en décourager plus d’un.

Quant aux résultats, ils doivent être déclarés sur une page Internet spécifique, grâce à un numéro d’identification unique attribué à chacun. Cela ne suffit pas à montrer une patte blanche puisqu’il faut enfin venir avec un SMS de confirmation du NHS (National Health System, le système de santé publique du Royaume-Uni) pour, enfin, accéder au centre de presse du G7. Enfin, les lignes directrices recommandent “Fortement” de ne pas participer à d’autres activités, même ” récréatif », en dehors des événements prévus dans le cadre du sommet.

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