June 16, 2021

Après quinze mois de crise sanitaire, l’école se prépare à l’après

La vie d’avant reprend peu à peu dans la société… et dans les écoles aussi. Depuis le 9 juin, nous pouvons à nouveau organiser « Journées portes ouvertes » et foires, « Tout en respectant les gestes barrières ». Le 20 juin, le retour des classes vertes suivra, même si nombre d’enseignants, prudents, confient qu’à quelques semaines de vacances d’été ils ne changeront rien au “calendrier”.

Quinze mois de crise sanitaire qui viennent de s’écouler, ils ont acquis une conviction : l’école a servi – et continuera de servir – de « laboratoire ». Laboratoire de confinement quand, le 12 mars 2020, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a annoncé la fermeture de tous les établissements, de la maternelle au lycée, quelques jours avant la fermeture du reste de l’entreprise. Laboratoire du déconfinement, quand, le 11 mai 2020, le télétravail restait la règle pour les parents, mais les cours « en présentiel » reprenaient pour leurs enfants.

Laboratoire, aussi, de l’expérimentation des fameux gestes barrière, à commencer par le port du masque prolongé, en novembre, pour les écoliers dès 6 ans. Enfin, un laboratoire pour une vie associative soutenue « Quoi qu’il [leur] en coût “, disent les enseignants : il y avait encore près d’un millier de personnels et 11 300 élèves déclarés positifs au Covid-19 ce vendredi 4 juin, date du dernier recensement. Ils étaient respectivement près de 2 800 et 29 000 début avril.

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Et après ? En septembre, l’école pourra-t-elle aussi être ce laboratoire d’une ” retour à la normale ” que tout le monde espère ? De Paris à Lyon en passant par le Grand-Est, la même demande monte des établissements : “Pensez à l’école. ” Le temps presse : avant que la cloche de fin d’année ne sonne, pour tous, le 6 juillet, enseignants et parents veulent pouvoir ” anticiper “.

Sentiment d'”amertume”

Si, au ministère de l’Éducation, nous reconnaissons que la circulaire de la rentrée n’est pas prête, sur le terrain, nous avons pris les devants et rassemblé les questions. Doit-on garder le masque, même si c’est la première chose que l’on serait tenté de retirer ? Dans les salles de classe, avec la hausse des températures, les enseignants les voient déjà « Glisser sous le menton ». Certains en sont alarmés ; d’autres s’y sont habitués.

“Il n’y a actuellement aucune raison scientifique de garder le masque pour les enfants de moins de 11 ans”, expliquer à Monde Christèle Gras-Le Guen, présidente de la Société française de pédiatrie. Sur ce sujet, comme sur la contribution exacte des enfants dans la propagation du virus, les clivages entre pédiatres et épidémiologistes n’ont pas échappé aux professeurs. « On a entendu trop de discours contradictoires pour pouvoir se faire une opinion », lâche Stéphane Rio, professeur d’histoire-géographie au lycée de Marseille.

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